Qu'est ce qui m'est passé sous le nez à Bruges, absorbée par ces minuscules créatures paradisiaques et monstrueuses dans les tableaux de Jheronimus Bosch ?
Qu'est ce qui m'est passé sous le nez en déambulant autour des colonnes de Daniel Buren dans la cour d'honneur du Palais-Royal à Paris, obsédée par cette incessante répétition de lignes noires, blanches, noires, blanches ?
Ou encore au Musée du Luxembourg, à l'exposition "Pionnières, artistes dans le Paris des années folles" séduite par un tableau-laine d'Alice Bailly ?
Et une autre fois, au Musée du Louvre-Lens, interloquée par la rugosité des oeuvres d'Alberto Giacometti ?
Qu'est ce qui m'est passé sous le nez en regardant les portraits de femmes peints par Pablo Picasso pendant sa période cubiste, à Malaga, Vallauris ou Paris ?
Je ne le sais pas encore vraiment.
À leur façon, chacun d'eux m'a apporté une source d'inspiration. Loin de moi l'idée de plagier l'un ou l'autre artiste. Juste un détail, une particularité, un thème, une texture m'ont ouverte à de nouvelles sculptures de nez.
Chez Niki de Saint Phalle : ses couleurs vives et formes rondes; chez Sonia Delaunay : son autoportrait; chez Bernard Buffet : sa série de clown; chez César : la compression; chez Giuseppe Arcimboldo : les fruits; chez Fernand Léger : ses tubes et tulipes...
Cette nouvelle série de sculptures de nez, nommée "En passant chez les autres" a l'exclusivité d'être exposée en janvier prochain Galerie Cyril Guernieri à Paris.
Venez commencer l'année en vous laissant porter par cette envolée de couleurs, de formes et d'originalité, le tout autour du nez !